Abstract
Au Guatemala, ce dernier derni-millénaire de histoire universelle aura été encadré par deux terribles épisodes d'inhumanité à visage humain qui se sont chacun donné explicitement pour tâche de soumettre un espace et sa population mais par lexclusion et la violence décrétées à priori, c'est-à-dire au nom d'une volonté jamais totalement masquée d'apartheid. Le premier de ces épisodes —la Conquista espagnole— aura mis cent ans à produire ses effets, immédiats ou différés, conscients ou moins concertés, en contribuant entre 1524 et 1620 à faire disparaître 80% du stock démographique indigène et à séparer radicalement pour cinq siècles la “république des Espagnols” des multiples réductions indigènes, misérables “républiques d'indiens fractionnées, enclavées, exploitées et, somme toute, finalement désethnisées”. Le second de ces épisodes —la Reconquista militaro-oligarchique qui se prolonge de 1954 à nos jours et culmine dans l'horreur entre 1978 et 1982— fait disparaítre ou contraint à Vexil ou à l'exode un million de ruraux et raye de la carte plus de quatre cents villages indiens ou ladinos.In all cases, authors will retain the moral rights established by law and they will yield the right of first publication of their article to the journal. The work is to be registered under the Creative Commons license, which will allow the author or other parties to use what has been published, provided the authorship of the work and the first publication conducted by the magazine are rightfully cited. Similarly, authors should include a link referring to the site of the original publication.

Este obra está bajo una licencia de Creative Commons Reconocimiento-NoComercial 4.0 Internacional.